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LES PROCHAINES VICTOIRES DE LA RÉVOLUTION

 

La réforme des pensions de réversion:

 Plus de familles détruites, moins d’enfants. « Il faut donc à la fois déraciner l'empreinte catholique qui ne s'accommode pas de la République et trouver, en dehors des formes religieuses traditionnelles, une religion de substitution qui arrive à inscrire jusque dans les mœurs, les cœurs, la chair, les valeurs et l'esprit républicain sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme qui se préparent à tous les dévoiements ».  (Vincent Peillon, Une religion pour la République, p. 34, édition du Seuil, 2010) Sous prétexte de rendre les pensions de     réversion « plus justes et plus efficaces », d’« harmoniser les régimes », dans la « justice    sociale », les ministres explorent le terrain et préparent l’opinion publique.  Les pensions de réversion sont la part de la retraite d’un défunt que l’on verse à son conjoint. Dans certains régimes, les pensions de réversion sont déjà exclues. En Suède, « pays du progrès   social », elles ont été supprimées. En France, 4,4 millions de retraités les touchent encore, dont 90 % sont des veuves, un quart d’entre elles n’ayant pas d’autre pension.

Beaucoup de mères de famille sont déjà obligées de travailler. Un seul salaire oblige la famille à consentir de lourds sacrifices qui ne sont plus guère de mise aujourd’hui. Progressivement, par la réduction puis la suppression des pensions de   réversion, toutes les femmes devront travailler à l’extérieur du foyer si elles ne veulent pas sombrer dans la misère extrême après la mort de leur mari. Les conséquences sont prévisibles. Pour s’assurer un revenu décent, elles seront encouragées à suivre des études plus longues et à stabiliser leur vie professionnelle avant d’envisager d’avoir un enfant. Les plus ambitieuses renonceront carrément à la maternité. Il est reconnu également que le travail est un facteur qui impacte forcément le divorce, que ce soit parce qu’on y passe trop de temps (que l’on devrait au contraire consacrer à sa moitié) ou parce que c’est une source de distraction et qu’on peut y être séduit par une tierce personne. Le simple fait de travailler ensemble favorise les rencontres et les relations amoureuses entre collègues, selon une enquête de CareeBuiler sur « l'amour » au bureau parue ce 13 février 2018.  Une situation relativement fréquente, puisque selon certaines estimations, 44% des Français qui travaillent, admettent avoir eu au moins une aventure au cours de leur carrière avec un ou une collègue.  

Qu’importe si le nombre de naissances diminue, il y aura toujours suffisamment d’immigrés pour repeupler la France !

Les réactionnaires vont-ils réussir à mobiliser une nouvelle fois les foules pour contrer l’institution légale de la PMA, une mesure que Hollande et consorts juraient qu’elle ne serait jamais prise et que, trois ans plus tard, Macron avait promise au cours de sa campagne électorale. Mais, si le régime républicain survit à ses soubresauts actuels, c’est sur un tout autre plan que les révolutionnaires vont remporter les plus grandes victoires. Le rêve de Vincent Peillon (ancien ministre de l’Éducation nationale, 2012-2014) et de ses « frères » d’éradiquer le catholicisme se réalisera alors.  Ces mesures atteignent la famille et l’éducation des enfants : les pensions de réversion, l’augmentation du nombre de crèches, l’école obligatoire à trois ans et le service national obligatoire

Moins d’enfants mais plus de crèches:

Et l’école à 3 ans « La révolution est un événement métahistorique, c’est-à-dire un événement religieux. La   révolution    implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »  Vincent Peillon, La Révolution française n’est pas terminée (édition du Seuil, 2008). Le gouvernement veut lutter contre les inégalités dès le berceau. Le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé la mise en place d'une aide financière pour les crèches qui s'engagent à accueillir davantage d'enfants issus de familles pauvres ou d'enfants en situation de handicap. L'État a promis de verser un « bonus territoire » de 1000 euros par an pour les nouvelles places en crèche créées dans les quartiers les plus défavorisés. Étant entendu que « La mixité sociale et l'accueil des différences se construisent dès l'enfance », un « bonus mixité », pouvant aller jusqu'à 2100 euros par an, sera aussi versé aux crèches qui font une place à la mixité sociale. Accueillir en crèche des enfants de pauvres permet de « leur donner des chances très tôt » en leur permettant d'acquérir des « compétences psychosociales » pour ensuite « mieux s'adapter à l'école ». Autre conséquence : les parents au chômage disposeront de plus de temps pour chercher un travail ou une formation lorsque leur enfant sera gardé. Pour le moment, selon des chiffres de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf), la France compte 409.472 places en crèches. Le Fonds national d'action sociale (Fnas) doit permettre d’en créer 30.000 nouvelles d’ici 2022. À 34 000 euros la place, le projet est ambitieux… surtout pour les collectivités locales puisque la participation de la CAF se limite à 8 800 euros 1. Par la suite, le prix de revient moyen horaire d’une place en crèche est de 10,18 euros auquel il conviendrait d’ajouter tous les bonus pouvant aller jusqu'à 3100 euros par place et par an. De plus, les frais de garde de l’enfant hors du domicile parental donnent droit à un crédit d’impôt de 50%.

Vous pensez peut-être qu’il serait moins onéreux pour le pays (= le contribuable ) de verser à la mère de famille un salaire proportionné au nombre d’enfants. Grossière erreur, une mère ne sera payée que si elle s’occupe des enfants des autres mais pas des siens. Quoi qu’on en dise, en république, l’enfant appartient d’abord à l’État. 

 

L’école maternelle obligatoire :

L’âge minimum avait été fixé à 6 ans par une loi républicaine de 1882 (Loi Jules Ferry). Le président de la République a décidé d’abaisser l’âge de « la scolarité obligatoire » de 6 à 3 ans dès la rentrée 2019. Une décision qualifiée par l’Élysée d’« acte rare dont la portée historique est majeure ». « Ce dispositif serait très utile pour lutter contre les inégalités. Le président entend surtout « consacrer le caractère fondamental de ce qui se joue avant 6 ans. » L’endoctrinement est effectivement plus facile et plus durable avec des enfants de trois ans.

 

Service national universel (SNU) :

Un mois obligatoire pour les jeunes de 16 ans  Là encore les mobiles avancés sont très     nobles. Il s’agit de soutenir un « sentiment d'appartenance » nationale, de construire une « société plus résiliente ». Le SNU comportera deux périodes, l’une, obligatoire, d’un mois et l’autre, facultative, de trois mois minimum. Au cours de la première    période, la moitié des jours seront dédiés à « un projet collectif élaboré en lien avec les associations et les collectivités » et l’autre moitié à une phase plus passive d’« apprentissage », durant laquelle les jeunes seraient hébergés en internat. Celle-ci comportera des modules d’éducation civique, des cours de premiers secours, l’intervention de représentants de l’armée… Ce mois obligatoire sera   réparti pour partie sur le temps scolaire, pour partie sur les   vacances. Le SNU concernera tous les jeunes de 16 ans, garçons et filles. Le « diplôme » du SNU pourrait conditionner d’autres démarches, comme la présentation au bac. Le gouvernement a prévu plusieurs années avant que le système ne tourne à plein régime. Il souhaite qu’en 2022, 50 % de la classe d’âge soit touchée.  L’Élysée compte sur des structures existantes pour héberger les 800 000 jeunes appelés chaque année à effectuer leur SNU. « Il y a les internats scolaires, les réseaux d’éducation populaire et les ressources immobilières des collectivités.» L’exécutif souhaite encourager le plus large brassage social et géographique des participants. « L’idée n’est pas d’être   affecté à 500 mètres de chez soi. Dans l’idéal, chaque individu serait susceptible d’être affecté dans n’importe quelle région », confirme l’équipe du chef de l’État.  ————————

 1 Chiffres donnés par http://www.lagazettedescommunes.com/449740  

Les enfants, mineurs (16 ans), seront donc systématiquement éloignés de leur famille. Il reviendra à l’Éducation nationale, et non au ministère des Armées, de piloter le dispositif. L’encadrement sera assuré par des équipes spécifiquement formées, avec pas ou peu de militaires.

 

Ainsi, l’Éducation nationale se prépare à formater les enfants, du berceau à l’âge de 16 ans et, si l’État consent encore à feindre une certaine liberté dans l’enseignement, le coup de grâce sera donné avec le SNU. 

 

Pierre Bodin

2018  royalistesbretons