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CHARLES X, à l’île d’Yeu

 

CHARLES X, à l’île d’Yeu

 

Sur un certain nombre de sujets, l’histoire officielle républicaine se plait à déformer la vérité afin de lui faire prendre une tournure plus conforme à sa stratégie de dénigrement de l’Ancien Régime et surtout de notre Sainte Religion. Les guerres de Vendée en général et l’épisode de la venue du Comte d’Artois à l’île d’Yeu, ne font pas exception. Il s’agissait dans ce dernier cas, d’essayer de salir la mémoire du dernier de nos rois sacrés en l’accusant mensongèrement de lâcheté.

Face à ces calomnies, pour l’honneur et la mémoire de Charles X, il convient de remettre la pendule à l’heure.

« Après la malheureuse affaire de Quiberon et à la suite de bien des atermoiements du gouvernement anglais, le prince fit tout pour rejoindre Charette. De l’île d’Yeu où ils avaient bien voulu le conduire, il ne put correspondre avec ce dernier, ni Charette avec lui. Leur correspondance étant interceptée par les Anglais. Le prince ne pouvait, le même jour, écrire à Charette pour lui demander où débarquer et Charette recevoir un faux envoyé du prince lui disant qu’il ne viendrait pas, tandis que le marquis de Rivière, fidèle du prince, fut traqué par les bleus sans parvenir à rejoindre les insurgés. L’auteur de « La Vendée » le baron Olivier de Wismes, historien réputé écrit : « L’île d’Yeu est devenue célèbre par l’expédition du comte d’Artois qui, sous la protection des Anglais, vint y débarquer en 1795 et fut obligé de repartir après avoir vu tous ses efforts (sic) vaincus pour passer sur le continent et se joindre à l’armée de Charette, paralysée par le mauvais vouloir de ses prétendus alliés. Les Anglais profitaient trop bien des embarras de la République pour désirer le rétablissement d’un frère de Louis XVI auquel ils ne pouvaient pardonner l’indépendance des États-Unis" (Source « Yves Griffon  Pages d’histoire-Sicre Editions Paris)

Parmi d’autres historiens de renom, il convient de citer Georges Bordonove qui lui aussi rétablit la vérité dans son livre sur Charles X, dans le cadre de la collection : «Les Rois qui ont fait l dans son a France. » Il est également indispensable de mentionner les écrits d’un maître en la matière, Jacques Crétineau-Joly qui défend la mémoire de Charles X dans son « Histoire de la Vendée Militaire », ouvrage qui fait autorité.

Nous sommes bien loin des calomnies et des insultes écrites par exemple dans le guide sur l’île d’Yeu édité par Ouest-France. Son auteur ne semble pas supporter de découvrir le futur Charles X, occuper une partie de son temps à enseigner le catéchisme aux enfants de cette île.

Et pour conclure, offrons aux lecteurs de la Feuille de Lys, ces mots du comte d’Artois lui-même, figurant dans une lettre destinée à Charette, lettre mentionnée par Jacques Crétineau-Joly (Histoire de la Vendée Militaire, Tome II)

« Si vous trouvez trop de difficultés à la prompte exécution de ce projet, ou si les circonstances ne vous permettaient pas de la seconder avec une partie suffisante de votre armée, je vous demande, je vous ordonne même, de me marquer un point quelconque sur la côte depuis Bourgneuf jusqu’à la pointe de l’Aiguillon, où vous puissiez porter à jour nommé un corps de quelques centaines de chevaux. Je m’y trouverai sans faute avec un petit nombre de personnes ; je m’y réunirai à votre intrépide armée, et nous conviendrons ensuite du lieu où nous pourrons donner la main aux Anglais et établir une communication solide et constante avec eux. 

Tous les retards que j’éprouve m’affectent sensiblement ; mais ils n’affaibliront pas ma constance ni la fermeté de ma résolution.

Vous connaissez, Monsieur, tous les sentiments que je vous ai voués pour la vie

Charles-Philippe   »

 

 

Que Charles X repose en paix et que Dieu nous garde

Jean-Louis Caffarel

 

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