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Vous souhaitez découvrir les cercles légitimistes ou être informé de nos activités :

 

FÉDÉRATION BRETONNE LÉGITIMISTE

B.P. 10307

35703 Rennes cedex 7

 

Tél. : 09 71 31 10 40

 

Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Fondée par les présidents des cercles de Bretagne, elle comprend actuellement sept cercles et des délégations dans la plupart des pays de Bretagne. Depuis sa création, la FBL adhère à l'UCLF au sein de laquelle, elle représente la Bretagne. Comme l'UCLF au plan national, la FBL assure la coordination de ses cercles. Depuis 1997, elle publie un périodique bimestriel, la blanche Hermine.

 

Vous souhaitez approfondir vos connaissances de la pensée légitimiste, être informé de nos activités ou échanger avec d’autres légitimistes sur le Net, visitez les sites de l’UCLF :

 

 

Le site généralistehttp://www.uclf.org

 

Le site bibliothèque: http://www.viveleroy.fr/

 

Le forumhttp://royaume-de-france.clicforum.com/index.php

 

 

 

 

 

PROGRAMME DU PÈLERINAGE OUVERT A TOUS

 

Samedi 28 septembre

 

 14 h 00 : Accueil à la Fontaine de sainte-Anne, esplanade de la basilique

14 h 15 :  Départ pour Callac 56 PLUMELEC - Chemin de Croix au Calvaire 

17 h 10 :  Conférence « Le Combat Légitimiste au XXIe s. » par J. Kornogizel (UCLF)

18 h 00 :  Chapelet devant la Fontaine à Sainte-Anne d’Auray, 

19 h 15 : Dîner à « l’Abri du Pèlerin » (près de la basilique). « Intervention du Révérend Père Jean-Marie (Fraternité de la Transfiguration) »  

Veillée

 

Dimanche 29 septembre 

 

 

7 h 00 :  Rendez-vous des marcheurs à la chapelle du Champ des Martyrs (commune de Brech’) vers le monument du Comte de Chambord

9 h 00 :  Dépôt de gerbes au monument du Comte de Chambord,            allocution de Pierre Bodin, Président de l’UCLF

 

 

 

9 h  30  : Chapelle du  Champ des Martyrs : Confessions - Chapelet

10 h 00 : Messe, à la chapelle du Champ des Martyrs

 Renouvellement de la consécration de l'UCLF au Sacré-Cœur

 

12 h 00 : Repas libre au choix :  Pique-nique au Champ des Martyrs  ou 

Déjeuner au restaurant (à l’initiative et à la charge de chacun)

14 h 10 : Rendez-vous Salle Mairie annexe de Penhoët, 8 rue Jean IV Duc de Bretagne 56400 BRECH’

  • 14 h 15 : - Conférence « Madame Élisabeth, sœur du Roi Louis XVI, une sainte dans la tourmente révolutionnaire » par Géraldine Kuntz, diplômée en Sorbonne, Histoire de l’Art et Archéologie -
  • Conférence « Encyclique du Ralliement -Au milieu des sollicitudes- du Pape Léon XIII, le 16 février 1792, invitant les catholiques de France à se rallier à la république : aspects historiques et doctrinaux », de Jacques Savean, Professeur d’Histoire.                               
  • Après-midi : stands

18 h 00 :  Clôture de la journée

 

MODALITÉS PRATIQUES TRANSPORTS et REPAS –

SNCF :  descendre en gare d'Auray (Morbihan). Préciser l'heure d'arrivée.

Des navettes, Auray / Sainte-Anne, seront assurées sur demande :  le samedi de 11 h 00 à 14 h 00 et le dimanche après 17 h 30 –

ROUTE : Sainte-Anne d'Auray est à 18 km de Vannes et à 6 km d'Auray.  Parking devant l'esplanade de la Basilique, rue Abbé Allanic. (Michelin 63/2) –

REPAS :  Samedi soir : Dîner à l’« Abri du Pèlerin » (près la basilique). 

Dimanche midi : Pique-nique au Champ des Martyrs, à Brech’  ou restaurant à votre charge, de préférence au Restaurant Le Lain

 

 Pour la période considérée, l'épithète de « presse monarchiste » prête souvent à confusion. On l’englobe volontiers dans la « presse conservatrice», alors que cette étiquette équivoque recouvre  tout au plus des organes catholiques d'opposition, libéraux constitutionnels, voire simplement opportunistes. Presse de droite, presse catholique, ces vocables se confondent souvent en Bretagne. Cette presse se veut d’informations générales et non simplement politique. Volontiers polémiste, elle est uniformément baptisée d'« ultra cléricale » dans les rapports de police de l’époque.

 

La presse Hamon

La place laissée libre par cette disparition (disparition de La Gazette de Bretagne) ne devait pas tarder à être occupée par d'autres publications qui sans s'avouer vraiment monarchistes, se voulaient avant tout catholiques et populaires. C'était l'époque où après le départ de Mac-Mahon, s'amorçait la première offensive contre les congrégations religieuses. À la presse radicale anticléricale (L'Avenir de Rennes, Le Patriote malouin d'Hovius), s'opposait à une presse « conservatrice » dont les éditions hebdomadaires, fort polémistes, cherchaient à gagner un plus vaste public.

 À Vannes Le Petit Breton, Journal du Peuple (1ère manière) remplaçait Le Journal de Vannes, avant d'être absorbé par Le Morbihannais. À Nantes, florissait de son côté Le Petit Nantais qui n'était autre que l'édition hebdomadaire de L'Espérance du peuple légitimiste )    .

 

Le Messager du dimanche

 C'est bien dans la tradition polémiste du premier Nouvelliste breton que se situe l'initiative du journaliste rennais Ludovic Hamon. Imprimé à Rennes chez Catel, Le Messager du Dimanche, hebdomadaire, devait paraître tous les samedis . Son abonnement pour six mois était fixé à 4 F seulement. « Méfiez-vous de ceux qui ne respectent rien», clamait l'éditorialiste. Sans s'afficher ouvertement monarchiste, Le Messager entendait être le défenseur des «intérêts sacrés de la Religion, de la Famille et de la Société ». Le prospectus, daté du 26 mai l877, s'annonçait alléchant : à une revue politique sommaire des journaux de la semaine, s'adjoindrait une chronique littéraire très fournie (nouvelles, légendes, feuilleton, souvenirs de lecture d'un bibliothécaire) ainsi qu'un bulletin agricole moderne (marchés techniques et méthodes aratoires), doublé de développements « instructifs et récréatifs » (recettes, charades, droit usuel, faits divers). Bref un almanach des familles d'un nouveau genre, capable de satisfaire tous les publics.

Un journaliste expérimenté

Sous le second Empire, Hamon s'était acquis, sous le pseudonyme de Kermeleuc, une certaine notoriété, en éditant une revue hebdomadaire de nouvelles, Le conteur breton, dont le succès s'était affirmé moins à l'adresse de ses propres talents qu'en raison de la pléiade de collaborateurs (François-Marie Luzel, Hersart de La Villemarqué, Hippolyte Lucas, Sigismond Ropartz, Adolphe Orain, Arthur de La Borderie, Ernest du Laurens de La Barre) dont il avait su s'entourer à l'époque. Parue d'abord en feuillets volants (sur double   colonne illustrée à la plume) elle sera diffusée dans la suite sous la forme de livrets oblongs de présentation plus agréable. Cette publication, ouverte le 23 octobre 1864, s'interrompra brusquement le 26 octobre 1867. L'année suivante, Hamon adoptait une autre formule, en sortant cette fois le très catholique Écho de la semaine, qui aura une vie tout aussi brève.

Cet éditorialiste aimait agrémenter ses publications (comédies, nouvelles) (5) , des  rubriques les plus diverses (charades, poèmes et autres bleuettes). Il avait même ouvert cette année là à Rennes, un « concours poétique ». Après un long silence, nous le voyons revenir à la charge en septembre 1873, en sortant un petit recueil mensuel (32 p. in 4°) intitulé cette fois sans fausse honte Le Propagateur Catholique. Placée une fois de plus sous la trilogie Dieu, Famille, Patrie, cette revue « morale et récréative» se vendait à Rennes en    librairie, 6 rue d'Orléans. On la trouvait aussi à Lorient et à Nantes (abonnement un an 7 F, 6 mois, 4 F). En 1873, Hamon rééditait dans cette collection. en le paraphrasant sous le titre « Frère Ignorantin »,  un vif pamphlet sorti à Paris l'année précédente  . Ce dernier sera réimprimé à Rennes en l882 sous le titre « L'École sans Dieu », au moment de la mise en vigueur de la loi Ferry sur l'enseignement (7) .

 

La Bretagne

Ce polygraphe, expert, comme beaucoup de romanciers de l'époque, en retouches « bien pensantes » (songeons à Paul Féval dernière manière) ne manquait pas d'ambitions. Le l2 avril 1877, le Parquet général de Rennes signalait la sortie prochaine, parallèlement au Messager, d'un organe « semi-quotidien », dont le prix d'abonnement serait plus élevé (un an 25 F). Le Nouvelliste breton (2e manière) s'intitulait Écho de la semaine, organe des intérêts agricoles, industriels et commerciaux de Bretagne. Dans l'esprit de son promoteur, ce serait l'amorce d'un nouvel éditorial, La Bretagne, appelé à paraître cette fois trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le jeudi (prospectus du 26 mai 1877).

« Ce journal, appartenant au parti blanc, paraît être distinct » note alors la préfecture de Rennes, qui le taxe « d'opinion cléricalo-légitimiste ». Dès le 11 octobre 1877, L. Hamon, domicilié rue de la Cochardière à Rennes, annonçait son intention de faire paraître désormais La Bretagne cinq fois par semaine (au lieu de trois). Le 19 janvier, son gérant avait versé à cet effet une caution double de 6 000 F : « cette publication ne peut se faire sans le versement préalable d'un nouveau cautionnement qui lui sera spécialement affecté » observait alors le Parquet, lequel pensait qu'il s'agissait là, en réalité, d'un journal nouveau, distinct de l'édition quotidienne annoncée... Le prospectus annonçant la fondation de ce journal d'abord hebdomadaire est conservée (n°2) à la Bibliothèque nationale  .   Hélas les premiers numéros de ce nouvel éditorial sont aujourd’hui introuvables  . Il ne nous est connu qu'à travers les citations d'autres périodiques monarchistes. Ainsi Le Petit Breton (Vannes) du 23 février 1880  publie sous le titre « Interrogations républicaines » une vive protestation parue dans La Bretagne, sous la signature du comte Hippolyte Le Gouvello : allusion à la révocation de M. de La Morlais, adjoint au maire de Saint-Léry (Morbihan), évoquée lors d'un banquet légitimiste à Rennes, auquel avaient assisté avec ce dernier MM. de Villirouet et de L'Estourbeillon, maires des communes voisines (Augan, Porcaro). C'était bien l'enseignement congréganiste (frères de Ploërmel) qui se voyait attaqué à l'époque par le préfet du Morbihan Montluc, enseignement dont les légitimistes locaux s'étaient constitués les défenseurs. Des incidents et des révocations similaires venaient de se produire en Ille-et-Vilaine, signalés par Le Journal de Rennes. Ils avaient provoqué des démissions volontaires, aussi nobles que significatives celles de jeunes officiers (J. Desgrées du Lou, de Lambilly, etc), également de magistrats (plusieurs juges de paix). L'une d'elles, émanant d'un ancien officier municipal de Rennes, E. Jouin, était motivée par la dissolution administrative de l'école congréganiste du couvent des Carmes de Rennes, sous la municipalité Le Bastard.

 

Le 17 mars l880, Edmond Jouin, devenu propriétaire d'un quart de l’hebdomadaire La Bretagne annonçait qu'il était désormais associé à L. Hamon dans la gestion des trois journaux lancés par ce dernier. Leur siège social était toujours fixé « Rue de l'Hôtel-Dieu à Rennes ». L'imprimeur rennais Catel n'étant pas personnellement actionnaire de la société, les moyens dont elle disposait alors s'avéraient hélas insuffisants pour soutenir les promesses aventureuses de la rédaction.

Le Courrier Breton Un an plus tard, le 15 mars l88l, L. Hamon déclarait forfait et annonçait l'arrêt simultané des trois publications. Abandonnant le projet de La Bretagne quotidienne, ce dernier, sans se décourager, lançait à partir du 22 mai 1881 une nouvelle feuille hebdomadaire intitulée cette fois Le Courrier Breton. Revue de la semaine politique, agricole, commerciale et d’annonces  . Il devait être jumelé à un autre journal intitulé La Foi bretonne, appelé à devenir tri-hebdomadaire  . Un prospectus annonçant sa parution, daté du 1er juin 1881  est conservé à la Bibliothèque nationale. L. Hamon avait en effet repris le titre d'une autre Foi bretonne éditée à Saint-Brieuc de 1848 à 1868, à l'initiative de deux publicistes monarchistes MM. du Boishamon et de La Guichardière (16) : les deux publications étaient appelées à alterner pendant quelques temps avec des fortunes diverses.

Au départ, le prix d'abonnement au nouveau Courrier était fixé à un prix modique (un an 7F - six mois 4F). Sans afficher une obédience politique précise (monarchiste), cet hebdomadaire se voulait avant tout catholique, antigambettiste, antiferryste et finalement anti-républicain. Affectant une allure résolument pamphlétaire, il tranchait fort avec le sévère Courrier de Rennes (constitutionnel). À la différence de ce dernier, il se dispensait de rendre compte par le détail des fastidieux débats parlementaires, pour n'en relever que les diatribes les plus saillantes. En marge des faits divers les plus sensationnels se développaient d'innombrables chroniques professionnelles (agriculteurs, jardiniers, vétérinaires judiciaires et commerciales). « L'ennemi des catholiques », Gambetta y était pris à parti avec violence, ainsi que le fondateur de la Libre Pensée (Paul Bert), « ce nouveau culte reconnu par l'État ». Dans son n° 30 (18 décembre l88l) figure un communiqué de l’agence de presse (royaliste) Saint-Chéron, lequel se félicitait de ce que cette gazette hebdomadaire « se soit taillée une place de choix dans la presse conservatrice catholique ». Cet éloge s'accompagnait d'une publicité en faveur d'une maison d'édition catholique (Bloud et Barril [Gay]), 4, rue Madame à    Paris, qui diffusait alors de nombreux écrivains (Paul Féval, etc...) mais aussi des publicistes légitimes (S. Laurentie, Charles de Meaux).

Le Courrier Breton ne se contentait pas en effet de publier les chroniques économiques et financières les plus   diverses (bourse, marchés). Il sortait un feuilleton patriotique enflammé, publiait également des extraits des Veillées de Paul Féval, maniant volontiers le sensationnel (Le Crime de Sylvestre Bonnard). Le Courrier Breton était aussi agressif à l'endroit des opportunistes qu'envers leurs « cousins germains » les « insurgés » de Montceau-les-Mines. Ultra-patriote et fort antiparlementaire, ce journal réclamait la dissolution immédiate de la Chambre et l'Appel à la Nation (À bas les agioteurs), thème que reprendront bientôt les révisionnistes et les boulangistes. Il interrompt brusquement sa publication en décembre l882. Il ne reparaîtra que le 24 mars l885 pour soutenir le comité électoral des conservateurs (monarchistes et bonapartistes) unifiés autour de l'amiral Verron. 

 

Michel Duval

(À suivre)

 

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